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le blog d'alain lozach

October 08

Sur les quais

De Cancale au Conquet. Balade sur les quais

 

C’est à une balade de trois siècles qu’Alain Lozac’h invite le lecteur à parcourir sur les quais des ports de Bretagne Nord. Un riche patrimoine mais aussi une histoire trop méconnue. Une lacune comblée par un ouvrage superbement illustré.

Depuis qu’il a pris la plume pour conter l’histoire des routes de Bretagne, cet ingénieur au conseil général des Côtes-d’Armor, spécialisé dans les nouvelles technologies de la communication, n’en finit plus d’écrire, à la vitesse de la fibre optique.

Trois siècles de légende

Après la Résistance et un roman, ce sont les ports de Bretagne Nord qui inspirent ce bel ouvrage de 300 pages. Bien qu’omniprésents sur notre littoral, on ne les connaît pas, explique l’auteur. Et pourtant, cela fait plus de trois siècles qu’ils bordent nos côtes. Même si le commerce maritime est intense au Moyen Âge, vers la Normandie, l’Aquitaine, l’Angleterre et la péninsule ibérique, il faut attendre la période 1750-1770 pour que des ports dignes de ce nom soient construits. Et ce, grâce au duc d’Aiguillon, qui s’appuie sur une administration structurée : ingénieurs de la Marine, Ponts et Chaussées, Amirauté.

Déclin et renouveau

Mais, à la fin du XVIII e , les ports sont en triste état, n’étant plus entretenus. Puis, le trafic est réduit à néant du fait de la guerre avec l’Angleterre. Seul l’armement de navires corsaires donne un peu de « travail » aux équipages sans emploi.

La Monarchie de Juillet relance la machine pour un siècle qualifié d’âge d’or de l’aménagement du littoral : le balisage, des sémaphores et des stations de sauvetage accompagnent la construction de môles, jetées, quais et bassins à flot pour faire face au transport de marchandises ou la pêche en Islande. Les deux guerres mondiales, la concurrence de la route, la fin de la pêche lointaine sonnent le glas des ports bretons. Le développement de la plaisance et de l’agroalimentaire, de la pêche et des transports maritimes, durant les 30 dernières années, leur redonnera tout leur lustre.

Qualité architecturale et esthétique

Les hiérarchies dessinées il y a trois siècles, selon les dynamismes locaux - les maîtrises d’ouvrages étaient locales, financées par les taxes sur le trafic et les octrois des villes - sont toujours respectées. Saint-Malo domine le trafic de marchandises et de voyageurs, face à un Roscoff qui tire bien son épingle du jeu alors que Le Légué et Tréguier font des efforts pour rester dans la course. En revanche les ports de la baie de Saint-Brieuc, modernisés, ont pris une place de choix sur le marché des produits frais et coquillages, Loguivy, Pors Even, Roscoff, Moguériec et le Conquet se distinguant dans la pêche aux crustacés. Pour nourrir son propos, fort sérieux et documenté, Alain Lozac’h, lui, est allé à la pêche aux anecdotes. Ce qu’il retiendra, avant tout, c’est l’exceptionnelle qualité architecturale et esthétique des ouvrages. Il est vrai qu’il est plus plaisant de se promener le long d’une jetée en pierres taillées que sur un enrochement réalisé par des pelles mécaniques.

Hervé Queillé

 Le Télégramme. ( décembre 2006 )

 

October 02

erik orsenna

je signale cette video d'Erik Orsenna  ;
 
 l'Académicien Erik Orsenna et le comédien Fabrice Luchini, ces deux ambassadeurs modernes de la langue française, se sont donné rendez-vous à La Charité-sur-Loire, cité médiévale du Nivernais, pour un « impromptu » au cours duquel ils comptent bien partager leur amour inconsidéré pour la langue et les beaux textes.
 
 cliquez sur ce lien ...
 
 
September 21

DEDICACE

 Je vous invite à me retrouver pour une dédicace de JIM HAWKINS GENTLEMAN CORSAIRE samedi 29 septembre à la NOUVELLE LIBRAIRIE rue Saint-Vincent de Paul  à SAINT-BRIEUC de 10 H 00 à 12 H 30.
 
 A bientôt .
 
alain lozac'h
September 04

LA PASSION DU LIVRE

LA PASSION DU LIVRE

découvrez ce site consacré aux livres et aux auteurs; il mérite que l'on s'y arrête quelques instants...

JIM HAWKINS GENTLEMAN CORSAIRE

  • Les premières lignes

Prologue d'Alan Stewart :

Un matin de l'an de grâce 1841, je reçus une lettre m'informant de la mort de l'un des membres éloignés de ma famille. J'étais invité à me rendre à Bristol, ville portuaire anglaise bien connue, pour recueillir un héritage qui m'avait été laissé par testament. J'y allai la semaine suivante, par le chemin de fer qui venait d'être mis en service par la Great Western Railway Company, ce qui me fit gagner un temps considérable. Quatre heures seulement pour effectuer le trajet dans un wagon confortable ! J'avais déjà eu l'occasion de me déplacer jusqu'à Bath, il y a quelques années, afin d'y passer quelques jours de repos, il fallait alors presque la journée pour atteindre la région en diligence.
C'est ainsi que j'appris que j'héritais d'un grand-oncle qui, après avoir fait fortune, était mort dans la misère. Décédé à un âge très avancé dans un hospice de la ville, il avait vécu avec une petite rente ; il lui était resté juste un peu d'argent pour être enterré dignement, sinon il aurait fini dans une fosse commune.
Je fus reçu par un homme de loi dont le père avait bien connu mon oncle au temps de sa splendeur ; il y avait alors matière à faire une belle succession, m'indiqua-t-il avec regret. Il avait mis plusieurs mois à rechercher un héritier et finalement à me retrouver. De fait, je revenais d'un long séjour aux Indes quand sa lettre me parvint. En définitive, la lecture du testament m'apprit que le seul patrimoine qui m'était légué consistait en une vieille masure sur le port de Bristol et en un coffre. C'est dans ce coffre que je trouvai une grande quantité de livres, de papiers, de carnets de voyages. En effet, ce vieil oncle n'était autre que Jim Hawkins, il avait vécu longtemps après son fameux périple dans les mers du Sud, qui l'avait rendu riche et respecté.
Ayant décidé de ne garder que quelques objets qui me rappelle­raient les aventures maritimes, je demandai à l'homme de loi de mettre la maison en vente sur-le-champ et de me faire parvenir l'argent quand il aurait trouvé un acquéreur. Après m'être rendu au cimetière et avoir déposé un bouquet de fleurs sur la tombe de Jim Hawkins, je regagnai Londres avec cette malle bien encombrante. Elle contenait probablement tous les souvenirs conservés par mon grand-oncle durant les quatre-vingts années qui avaient séparé son retour à Bristol et sa mort.
Ce n'est que quelques semaines plus tard que je pris véritablement le temps d'explorer ce qu'elle renfermait. Cartes marines, lettres de marque, livres de bord, livres de comptes, factures et reçus retraçaient, en résumé, toute sa vie. J'y trouvai également plusieurs livres, des romans, des pamphlets de son époque ainsi que plusieurs carnets - remplis d'une écriture belle puis, au fil du temps, de plus en plus difficile à déchiffrer - dans lesquels Jim avait retranscrit une grande partie de ses aventures. C'est grâce à tout cela que je suis parvenu à reconstituer, autant que faire se pouvait, sa vie. Du moins telle qu'il a bien voulu nous la raconter...
Je me suis efforcé, çà et là, de replacer tous ces événements et leur évocation dans leur contexte. Je me suis aussi permis de corriger certaines erreurs dans les textes rédigés par mon oncle, mais sans en altérer le sens. J'ai également intégré quelques éléments se rapportant à cette période où il devint corsaire et qui figurent dans des carnets écrits bien plus tard. J'ai cependant laissé les passages où il raconte certains aspects de sa vie libertine, du moins quand il était encore jeune... Il apparaît aussi certains mystères dans les récits, des lacunes, des omissions, des noms qui semblent avoir été tronqués, volontairement, comme si le narrateur voulait protéger quelqu'un...
Il se peut que quelques maladresses subsistent dans ce qui va suivre, et vous voudrez bien m'en excuser. Dommage que mon illustre parent n'ait pas essayé de faire publier ses Mémoires de son vivant, cela lui aurait sûrement permis de finir ses jours dans de meilleures conditions !
Voici donc les souvenirs que Jim Hawkins nous a légués dans ses premiers carnets..
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Updated 9/4/2007
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